Paru sur le site www.corbeil-essonnes.com

Claude Breteau, photographe avant tout

Président de l’association « Mémoire et patrimoine vivant », Claude Breteau est essentiellement un inconditionnel de la photo en noir et blanc.

Corbeil-Essonnois depuis toujours, Claude Breteau est toutefois né à Paris, le 2 mai 1935. Ses parents ont longtemps tenu, rue Féray, une boucherie achetée en 1934. Après des études passées à l’école Saint- Spire, il a tenté, en 1952, de s’intégrer dans le monde du cinéma en bénéficiant, notamment, d’un stage de montage aux côtés d’un certain Abel Gance.

Il est vrai que Claude Breteau a toujours été passionné par le visuel avec des penchants pour la peinture et surtout la photographie. « La photo m’a tout de suite passionné et elle me passionne toujours », insiste-t-il en évoquant un premier appareil Pontiac emprunté à son frère plus âgé. En 1958, Claude Breteau a rencontré un éditeur nommé Delmas.

Très rapidement, il est devenu responsable d’une série de livres baptisée « Richesses de France ». Avec plus de 200 ouvrages à son actif, il a consacré une trentaine d’années à voyager et mettre en avant les départements français.

A la rencontre de gens différents

Promu directeur général de la collection, Claude Breteau n’a pas pour autant abandonné la photographie puisqu’il a réalisé nombre de clichés parus dans différents albums. Après la disparition de l’éditeur en 1988, il a continué son oeuvre en créant sa propre maison d’édition. « J’ai pu rencontrer des gens extrêmement différents comme des préfets, des présidents de conseils généraux, des artistes, mais aussi des artisans et des anonymes issus de la France profonde ! »

En 1995, l’heure de la retraite a sonné et l’éditeur a retrouvé ses activités de photographe à temps plein. Il pouvait enfin donner libre cours à sa passion. « J’aime la photo instantanée, la photo prise dans la rue en m’inspirant de grands maîtres comme Cartier-Bresson, Doisneau, Ronis et Boubat ! »

Côté matériel, Claude Breteau est resté fidèle au noir et blanc, à son Leïca et à la photographie dite « argentique ». « Je ne suis pas passé au numérique parce que je ne vois pas ce que cela peut m’apporter », considère-t-il. « Il faut savoir que j’adore aussi le laboratoire ! » Selon lui, le développement est le prolongement de la prise de vue. « Quand je suis dans mon labo, je suis dans ma bulle ! »

Un rôle actif dans la ville

D’un point de vue éthique, Claude Breteau ne se considère pas comme un paparazzi. « Le photographe ne doit surtout pas porter atteinte à la dignité de son sujet », estime-t-il en déplorant toutefois un droit à l’image de plus en plus restrictif.

Localement, Claude Breteau joue depuis longtemps un rôle actif. A l’origine, en 1964, de la création de la MJC Fernand Léger, il se consacre, depuis 1994, aux activités de l’association « Mémoire et patrimoine vivant ». Créé avec Christian Baudouin, ce mouvement dédié au passé de Corbeil-Essonnes regroupe aujourd’hui près de 800 adhérents.

Malgré un emploi du temps chargé, Claude Breteau trouve encore un peu de temps pour impressionner de la pellicule. Si Paris et Avignon font partie de ses terrains de chasse préférés, il n’en demeure pas moins que les artères de Corbeil- Essonnes lui donnent souvent l’occasion d’immortaliser des scènes pittoresques.

(Crédit photo : Service Communication)